Parc urbain aménagé avec banc design, illustrant les investissements en infrastructures à Québec

La Ville de Québec a amorcé en 2025 une vague d’investissements importante dans ses infrastructures. Face à une population qui grandit et à des installations vieillissantes, l’administration municipale a choisi de mettre l’accent sur trois équipements du quotidien : les parcs, les bibliothèques et les piscines publiques. L’objectif affiché est clair, offrir aux citoyens des milieux de vie modernes, accessibles et répartis dans tous les arrondissements.

Un budget de 204,5 M$ pour 200 chantiers

Le 4 mars 2025, la Ville a annoncé un budget d’investissement de 204,5 M$ consacré à 200 chantiers majeurs sur son territoire. Une part importante de cette somme, environ 136 M$, vise la pérennité et l’entretien des infrastructures municipales existantes. Le montant inclut aussi des travaux préparatoires liés à l’arrivée du tramway, le projet TramCité.

Même en retirant les sommes associées au tramway, la Ville note une progression de 13 % des investissements municipaux depuis 2022. Pour donner un point de comparaison, le budget 2024 prévoyait 222 M$ pour environ 300 projets.

« Nous souhaitons permettre aux citoyens et aux citoyennes de compter sur des infrastructures de qualité pour plusieurs années et d’évoluer dans des milieux de vie modernes », a résumé Pierre-Luc Lachance, membre du comité exécutif de la Ville de Québec, au moment de l’annonce.

Près de 78 M$ pour les parcs et les loisirs

Le volet le plus visible pour les familles concerne les loisirs et les sports. En 2025, la Ville hausse à près de 78 M$ son enveloppe destinée à l’amélioration et à l’aménagement des infrastructures récréatives, soit une augmentation d’environ 14 M$ par rapport à l’année précédente. Au total, une soixantaine d’installations sont touchées : parcs, terrains de jeux, terrains de soccer et de basketball, sentiers piétonniers et pistes cyclables.

Quelques projets concrets donnent le ton. Une deuxième patinoire extérieure couverte sera aménagée au parc Bon-Pasteur, dans l’arrondissement de Charlesbourg. La piscine du parc Maria-Goretti, toujours à Charlesbourg, fait l’objet d’un réaménagement. La Ville lance aussi les plans et devis en vue d’une nouvelle piscine extérieure au parc de la Chaumière.

Les travaux sont répartis dans l’ensemble des arrondissements, un choix qui vise à garder ces équipements accessibles près des milieux de vie. Plusieurs aménagements intègrent désormais des espaces ombragés et des zones de repos, une réponse directe aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents.

Des piscines modernisées pour l’été

Les infrastructures aquatiques occupent une place à part dans cette enveloppe récréative. Avec les vagues de chaleur, la fréquentation estivale des piscines extérieures grimpe, et la Ville en profite pour moderniser ses installations, autant pour la sécurité que pour l’accessibilité. Ces travaux sur les sites de loisirs aquatiques font partie du même bloc d’investissement que les parcs, et non d’une somme distincte qui s’y ajouterait.

Pour les familles des quartiers centraux comme pour celles de la périphérie, ces piscines de proximité restent l’une des façons les plus simples et les moins coûteuses de passer l’été en ville.

Les bibliothèques au coeur des quartiers

Les bibliothèques municipales ne sont pas en reste. Plusieurs projets de rénovation et d’agrandissement figurent au programme décennal d’immobilisations de la Ville. L’idée est d’en faire des lieux plus accueillants et mieux outillés sur le plan technologique, capables d’offrir bien plus que le prêt de livres : espaces de travail, animation, activités numériques et lieux de rencontre pour les organismes du quartier.

La réouverture récente de la bibliothèque Gabrielle-Roy, dans Saint-Roch, a montré l’ampleur que peuvent prendre ces équipements. La modernisation du secteur Beauport, avec la bibliothèque Étienne-Parent, s’inscrit dans la même logique.

Une planification sur dix ans

Ces chantiers ne sont pas des gestes isolés. Ils s’appuient sur le Programme décennal d’immobilisations 2025-2034, qui étale les investissements sur une longue période et tente de concilier la capacité de payer des citoyens avec le besoin d’entretenir et de renouveler les bâtiments publics.

Le portrait des investissements 2025 révèle une Ville qui veut préparer ses infrastructures aux défis des prochaines années, du vieillissement des installations aux changements climatiques. Pour les résidents de Québec, le test se fera surtout sur le terrain, à la piscine du coin, au parc de quartier et à la bibliothèque locale.

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